Pose photo - photographies de Tony Le Bastard

La Nature, le temps d'une pause photo...

27 juin 2009

Saison 2009 ouverte !

Bonjour,

me voici de retour après plusieurs mois d'absence.
Je reviens avec quelques photos d'un orage intéressant qui a concerné la région d'Ajaccio dans la nuit du 22 au 23 juin.
Tout a commencé vers minuit. Une ligne orageuse est alors en formation à hauteur Scandola, environ 60km au Nord d'Ajaccio. Le flux étant orienté au Nord, ces orages menacent donc de gagner la cité impériale. Ni une ni deux, je file vers la presqu'île de la Parata.

Ce lieu est propice à l'observation, avec sa vue panoramique s'étendant de la ville d'Ajaccio au fond du golfe (à l'Est), à Capo di Feno (au Nord), en passant par toute la rive Sud du golfe et les îles Sanguinaires. Une fois la nuit tombée, l'agitation touristique laisse place à un calme enivrant, parfois inquiétant. Les capacités sensorielles sont dopées. Et quand vient l'orage, les conditions du dialogue sont optimales...

Sur place, j'observe la ligne orageuse pendant près d'une heure. Elle peine à progresser puis finit par mourir. Une demie heure s'écoule. Il est bientôt 2h du matin. Je commence à perdre espoir, range mon appareil photo, m'apprête à repartir, quand subitement un flash illumine le ciel, toujours en direction du Nord. Le ciel me demande de rester, à sa manière. Il va se passer quelque chose.
Dans les minutes qui suivent, tout s'accélère. Cette fois la ligne progresse vers moi. Alors que l'activité kéraunique semble se diriger vers l'intérieur, de menaçantes formations nuageuses prennent ma direction:

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Les éclairs sont aveuglants, les coups de tonnerre fracassants. La structure nuageuse indique la présence d'un front de rafales. Il faut donc s'attendre à du vent. Ca ne tarde pas. Le vent se lève. La tourmente nuageuse est au-dessus de moi désormais. Les premières gouttes commencent à tomber. C'est le moment que je choisis pour filer m'abriter dans ma voiture. Les lumières de la ville me laissent penser que le ciel est vraiment très tourmenté. Je décide de tourner le dos aux éclairs. Ce n'est pas dans mes habitudes, mais je sens que l'on veut me montrer quelque chose. Je braque l'appareil sur la tour, là où le ciel semble le plus agité, et prie pour obtenir un éclair suffisamment puissant pour éclairer la structure nuageuse. Bingo! Un éclair aveuglant tombe à peine 1km derrière moi. On se croirait en plein jour:

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La magie de la photographie. Voilà figé pour l'éternité un instant de quelques dixièmes de seconde. Tout va si vite que le cerveau n'a pas le temps de comprendre. Mais l'appareil est mon complice, mon traducteur, et me révèle les secrets du ciel.

Désormais, la pluie se fait intense, de bonnes rafales balancent la carcasse métallique qui me sert de refuge. Tout ceci complique la prise de vue, même à l'intérieur de la voiture. Le ciel se zèbre au-dessus de moi maintenant. Malgré tout, je parviens à saisir cet éclair inter-nuageux au-dessus de la tour:

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Le passage pluvieux était bref. La ligne orageuse se situe au milieu du golfe et s'apprête à engloutir la rive Sud. Je sors de mon abri et tente une nouvelle fois d'immortaliser l'activité inter-nuageuse:

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Lentement, l'orage file vers le Sud. Le calme est clairement revenu sur les Sanguinaires. Le ciel s'est désormais paré de ses plus belles paillettes:

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Tony.

Posté par Pileus à 12:26 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Superbe Tony! Ton révit nous transporte et on s'y croirait !

    Posté par Nolive, 27 juin 2009 à 13:47

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